10
décembre
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La spécialité mécatronique de l’INSA Strasbourg a vu sa promotion 2019 diplômée il y a quelques semaines. L’occasion de voir des parcours riches et différents notamment dans la recherche et le développement de nouveaux produits. Focus sur trois jeunes ingénieurs !

John Berre, Côme Butin et Charlotte Marchand ont suivi en parallèle la formation mécatronique de l’INSA Strasbourg et le parcours automatique et robotique du master Image, robotique, ingénierie pour le vivant (IRIV).

Ils sont désormais impliqués dans des projets  de développement de nouveaux produits innovants dans des environnements, des lieux et avec des rôles variés dans leur équipe-projet.

John BerreJohn Berre poursuit son parcours à Strasbourg, au sein de l’équipe Automatique, vision et robotique (AVR) de l’unité de recherche ICube. Il a choisi de débuter une thèse en robotique, autour de la « conception de fabrication de systèmes robotiques basés sur les origami ».

Il travaille avec deux autres unités de recherche françaises (Franche-Comté électronique mécanique thermique et optique – Sciences et technologies [FEMTO-ST] à Besançon ; Institut des sciences du mouvement [ISM] à Marseille) dans le projet ORIGABOT pour construire des robots miniatures, pouvant à la fois voler et se déplacer dans des environnements difficiles comme après une catastrophe naturelle.

Conception mécatronique et impression 3D sont au programme pour développer une nouvelle génération de robots mobiles pouvant soutenir des équipes d’urgence et d’exploration.

Les principes des origamis pour construire l’architecture de robots déployables – (Crédits photo : J. Berre, ICube)

 

Côme ButinCôme Butin a choisi le domaine de la santé et de l’assistance aux personnes. Désormais basé à Nantes, il a pris une autre voie en débutant une thèse CIFRE (Conventions industrielles de formation par la recherche) lui permettant de préparer une thèse tout en étant impliqué dans une jeune entreprise, ORTHOPUS.

Pour démocratiser l’accès aux aides techniques au handicap, l’entreprise développe des solutions à la fois certifiées comme dispositifs médicaux et partagées en open source à un prix éthique.

Le travail de thèse porte sur la « conception et réalisation d’un nouvelle prothèse de main myoélectrique accessible », suivant parfaitement cette approche. Côme travaille à la fois au sein du Laboratoire des sciences  du numérique de Nantes (LS2N) et dans la start-up ORTHOPUS.

Charlotte Marchand a quant à elle rejoint l’Institut des systèmes intelligents et de robotique (ISIR), l’unité de recherche de robotique de Sorbonne Université basée à Paris.

Désormais ingénieur d’études, elle participe à un projet de développement de prothèse du membre supérieur.

Elle a en charge le développement mécatronique du prototype, participe à la mise en place d’essais avec des patients. Un projet visant à rendre plus intuitif l’usage des prothèses, avec par ailleurs la participation très prochainement au Cybathlon, une compétition internationale unique au monde mettant en avant les innovations dans le domaine de la santé.

Main myoélectrique et prototype de prothèse

Concepts de prothèse de main myoélectrique (gauche) et prototypes de prothèse de membre supérieurs (droite). Crédits : Côme BUTIN / ORTHOPUS, Philippe Gauthier / ISIR

Des rôles différents donc pour ces jeunes ingénieurs mécatroniciens qui partagent une passion pour l’innovation et la mécatronique, et un but commun : construire de nouveaux systèmes mécatroniques utiles à la société.

Bonne route à eux avec, on l’espère, de nouveaux produits très bientôt !

Crédits photos des diplômés : droits réservés

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